Tecumseh (Chef Shawnee - 1768/1813)
Quand tu te lèves le matin, Remercie pour la lumière du jour, Pour ta vie et ta force. Remercie pour la nourriture Et le bonheur de vivre. Si tu ne vois pas de raison de remercier, La faute repose en toi-même. |
Sitting Bull (Chef Sioux Hunkpapa - 1831/1890)
Voyez mes frères, le printemps est venu ; la terre a reçu l'étreinte du soleil, et nous verrons bientôt les fruits de cet amour !
Chaque graine s'éveille et de même chaque animal prend vie. C'est à ce mystérieux Pouvoir que nous devons nous aussi notre existence ; c'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu'à nous d'habiter cette terre.
Pourtant, écoutez-moi, vous tous, nous avons maintenant affaire à une autre race - petite et faible quand nos pères l'ont rencontrée la première fois, mais aujourd'hui grande et arrogante.
Assez étrangement, ils ont dans l'idée de cultiver le sol et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour leur propre usage et se barricadent contre leurs voisins ; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures.
Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.
Nous ne pouvons pas vivre côte à côte. |
Luther Standing Bear (Chef Sioux Oglala - né en 1868)
Les vastes plaines ouvertes, les belles collines qui ondulent et les ruisseaux qui serpentent n'étaient pas sauvages à nos yeux.
C'est seulement pour l'homme blanc que la nature était sauvage, seulement pour lui que la terre était "infestée" d'animaux "sauvages" et de peuplades "barbares".
Pour nous, la terre était douce, généreuse, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère.
Ce n'est que lorsque l'homme poilu de l'Est est arrivé et, dans sa folie brutale, a accumulé les injustices sur nous et les familles que nous aimions, qu'elle nous est devenue "sauvage".
Lorsque même les animaux de la forêt commencèrent à fuir à son approche, alors commença pour nous "l'Ouest Sauvage". |
Smohalla (Indien nez-perçé, fondateur de la religion des rêveurs)
Vous me demandez de labourer la terre.
Dois-je prendre un couteau et déchirer le sein de ma mère ? Alors, quand je mourrai, elle ne voudra pas me prendre dans son sein pour que j'y repose.
Vous me demandez de creuser pour trouver de la pierre.
Dois-je creuser sous sa peau pour m'emparer de ses os ? Alors, quand je mourrai, je ne pourrai plus entrer dans son corps pour renaître.
Vous me demandez de couper l'herbe, d'en faire du foin, de le vendre pour être aussi riche que les hommes blancs.
Mais comment oserai-je couper les cheveux de ma mère ? |
Une vieille femme Wintu
Les Blancs se sont toujours moqués de la terre, du daim ou de l'ours. Quand nous, Indiens, tuons du gibier, nous le mangeons sans laisser de restes. Quand nous déterrons des racines, nous faisons de petits trous. Quand nous construisons nos maisons, nous faisons de petits trous. Quand nous brûlons l'herbe à cause des sauterelles, nous ne ruinons pas tout. Pour faire tomber glands et pignons, nous secouons les branches. Nous ne coupons pas les arbres. Nous n'utilisons que du bois mort. Mais les Blancs retournent le sol, abattent les arbres, massacrent tout. L'arbre dit : "Arrête, j'ai mal, ne me blesse pas". Mais ils l'abattent et le découpent en morceaux. L'esprit de la terre les hait. Ils arrachent les arbres, la faisant trembler au plus profond. Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc ? Partout où il la touche, elle est meurtrie. |
Elan Noir (Indien Sioux Oglala - né en 1863)
TOUT CE QUE FAIT UN INDIEN, IL LE FAIT DANS UN CERCLE.
Il en est ainsi parce que le pouvoir de l'univers opère toujours en cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans les temps anciens, lorsque nous étions un peuple heureux et fort, notre pouvoir nous venait du cercle sacré de la nation, et tant qu'il ne fut pas brisé, notre peuple a prospéré. Tout ce que fait le Pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Le vent, dans sa plus grande puissance, tourbillonne. Les oiseaux font leur nid en rond, car leur religion est la même que la nôtre. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle. La lune fait de même, et ils sont ronds l'un et l'autre. Même les saisons, dans leur changement, forment un grand cercle et reviennent toujours où elles étaient. La vie d'un homme est un cercle d'enfance à enfance, et ainsi en est-il de toute chose où le Pouvoir se meut. Aussi nos tentes étaient rondes comme des nids d'oiseaux et toujours disposés en cercle, le cercle de la nation, nid fait de nombreux nids où nous couvions nos enfants selon la volonté du Grand Esprit. |
Sitting Bull (Chef Sioux Hunkpapa - 1831/1890)
Quel traité le Blanc a-t-il respecté que l'homme rouge ait rompu ?
Aucun.
Quel traité l'homme blanc a-t-il jamais passé avec nous et respecté ?
Aucun.
Quand j'étais enfant, les Sioux étaient maîtres du monde ; le soleil se levait et se couchait sur leur terre ; ils menaient dix mille hommes au combat.
Où sont aujourd'hui les guerriers ?
Qui les a massacrés ?
Où sont nos terres ?
Qui les possède ?
Quel homme blanc peut dire que je lui ai jamais volé sa terre ou le moindre sou ? Pourtant ils disent que je suis un voleur.
Quel femme blanche, même isolée, ai-je jamais capturée ou insultée ? Pourtant ils disent que je suis un mauvais indien.
Quel homme blanc m'a jamais vu saoul ?
Qui est jamais venu à moi affamé et reparti le ventre vide ?
Qui m'a jamais vu battre mes femmes ou maltraiter mes enfants ?
Quelle loi ai-je violée ?
Ai-je tort d'aimer ma propre loi ?
Est-ce mal pour moi parce que j'ai la peau rouge ?
Parce que je suis un Sioux ?
Parce que je suis né là où mon père a vécu ?
Parce que je suis prêt à mourir pour mon peuple et mon pays ? |
Indien Inconnu
"La différence entre les Blancs et les Indiens, c'est que les Blancs pensent que la Nature leur appartient, tandis que les Indiens pensent que c'est eux qui appartiennent à la Nature." |
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